Mauritius Global Diaspora

L’échange et le dialogue sont les meilleurs moyens d’acquisition de savoirs. Il nous faut réaliser que nous vivons dans un monde où l’on trouve audience pour dire quasiment tout et son contraire, sur les mêmes faits d’actualités. Ce partage de savoirs entre Mauriciens contribuera à une démocratisation et un enrichissement du savoir, qui est notre seul espoir face au déluge d’information et de données inutiles qui insultent nos esprits de démocrates se voulant informés.

Pour pallier ce manque de dialogue, MGD déploie des plateformes d’habilitation, d’autonomisation et de mentorat pour jeunes et vieux qui ont des idées, mais qui manquent peut-être la confiance de prendre des initiatives, ou qui voudraient faire quelque chose pour leur pays, mais ne savent pas trop quoi, ou ceux qui ont des projets et voudraient en parler à des gens éduqués à ces sujets.

Nous sommes aussi intégrés à la sphère médiatique et proposons des analyses et des nouvelles de la diaspora qui mettront en lumière ce potentiel, ce génie mauricien, qui reste inexploité, négligé, méprisé. Notre plateforme permet à de nombreux citoyens de faire entendre leurs voix, et de donner jour à ces projets imaginés dans la solitude d’une chambre, destinés à être oubliés, rangés au fin fond d’un disque dur, ou sur le nuage.

Nous proposons avec les professionnels qui nous entourent et nous accompagnent de guider les moins expérimentés à réaliser des projets alignés, encore une fois, sur notre objectif fondamental de servir l’intérêt public. Nous continuons tous de nous éduquer à propos des sujets qui touchent nos concitoyens, et proposons des groupes de réflexion où nous souhaitons impliquer un maximum de Mauriciens.

1 week ago

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Un roi désarçonné!Le roi est désarçonné. Le cheval de bataille qu’il cravachait avec assurance pour gagner la course l’a jeté par terre. Il faisait peur à tous ses concurrents, soit en disqualifiant certains de la course en faussant les règles du jeu ou en plaçant une épée de Damoclès sur la tête d’autres par instance quasi- judiciaire interposée. Pour sauver son “ monkey business” (au sens literal et au sens figuré), il s’est débarrasse d’un sous-fifre aux airs naïfs et inoffensifs. Mais celui-ci, dans un sursaut de dignité, rue dans les brancards et casse la baraque. Du coup, le roi perd le contrôle du calendrier. Il suffit d’un acte d’honneur d’un sujet pour lui faire perdre son superbe. Jouer au matamore n’impressionne personne. Le verdict ultime sonnera bientôt. See MoreSee Less
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2 weeks ago

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Révocation de HurdoyalQue signifie la révocation du ministre de l’Agro-industrie et de la sécurité alimentaire, Teeruthraj Hurdoyal, dimanche le 11 février? Des rumeurs disent qu’il allait démissionner lundi et que le premier ministre lui a enlevé cette opportunité en le révoquant. La raison officielle de la révocation, on ne la connaît pas. Mais toujours est-il que l’ex ministre n’était pas tenu en odeur de sainteté dans son parti. Il a été dans l’actualité récemment concernant les tractations menant à l’élection d’un nouveau président du conseil de district de Flacq. Son poulain, l’ancien président, fut destitué suite à une motion de certains conseillers de village. L’ex ministre avait apparemment menacé de démissionner mais il devait rentrer dans l’ordre après des négociations avec le leadership du MSM. S’il voulait démissionner de son poste de ministre, on voit mal M. Hurdoyal rester député du msm au Parlement. Soit il démissionne comme député, soit il siège en indépendant. Dans le premier scénario, il provoquera une élection partielle dans la circonscription no. 10, ce qui permettra à l’opposition de remporter un autre siège. Dans le deuxième scénario, il rejoindra les bancs de l’opposition comme Nando l’a fait. Quoi qu’il en soit, le gouvernement aurait été mieux loti s’il pouvait faire l’économie de cette nouvelle crise. Or, en se débarrassant d’un homme “fort” de l’Est, il se tire une balle dans le pied. Le gouvernement risque de laisser des plumes en cas d’élection partielle avant les prochaines élections générales. En 2003, l’élection partielle pour le remplacement de SAJ (nommé président) dans la circonscription no. 7 vit la victoire de Rajesh Jeetah du Ptr, qui devait surfer sur cet élan pour gagner les élections de 2005. Assistera-t-on à un scénario pareil en 2024? See MoreSee Less
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3 weeks ago

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Moratoire sur les morcellements fonciersAu nom de l’alliance de l’opposition parlementaire, le leader du PMSD, Xavier Duval, a annoncé qu’un prochain gouvernement Ptr-MMM-PMSD, décrétera un moratoire sur les différents projets de morcellements fonciers (IRS, PDS, centres commerciaux) en attendant une étude approfondie sur leur impact sur l’environnement.C’est une excellente idée dans la mesure où ces projets sont réalisés au détriment des écosystèmes naturels à Maurice. Nous savons que ces projets sont soit exemptés de l’exigence d’un Environnemental Impact Assessment (EIA) ou ils sont sujets à un EIA minimal, donc inefficace.Ces projets ont été réalisés sur des terres agricoles qui ont été converties à un usage résidentiel ou commercial. Les canalisations naturelles de ces terrains ont été bouchées avec pour résultat des inondations en temps de pluies diluviennes.L’exemple le plus frappant de cette insouciance environnementale est le projet d’aménager une ville intelligente (smart city) sur un terrain marécageux à Roches Noires. La société civile s’est élevée contre ce projet.À l’origine, le projet IRS (Integrated Resort Scheme) fut lancé pour développer certaines régions côtières dans le cadre d’un tourisme haut de gamme. Mais au cours des années, ce projet de construction de villas de luxe pour étrangers riches s’est étendu à toutes les régions côtières. Le gouvernement a ajouté le projet PDS (Property Development Scheme) aux IRS pour mettre le pays sur la voie d’un développement immobilier débridé sans aucun respect des normes de protection de l’environnement.En effet, tous ces projets ont fait du pays un vaste chantier de construction où les permis de construction sont alloués à gauche et à droite sans respecter les critères d’une planification urbaine raisonnée et intégrée à l’environnement. Les inondations fréquentes dans le pays ne sont pas les résultats du changement climatique seulement. Elles sont aussi les conséquences de l’abattage d’arbres et du déboisement dans certains endroits.Le gouvernement a trouvé dans ces projets immobiliers un moyen d’engranger des devises étrangères pour renflouer la balance des paiements déficitaire du pays. La majeure partie (90%) de l’investissement extérieur direct va dans l’immobilier et non pas dans la capacité productive du pays.Tous ces projets ont créé des “gated communities” pour des étrangers et/ou mauriciens bien nantis dans le cadre d’un système de ségrégation de classe. Certaines agglomérations sont uniquement habitées par des étrangers dans un système d’apartheid social.Le secteur privé a trouvé un beau filon pour mieux exploiter ses terres et maximiser les profits, assujettis à l’impôt maximal de 15% sur les sociétés. Les taxes sur la conversion de terres agricoles et l’enregistrement de propriétés immobilières sont minimaux. See MoreSee Less
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3 weeks ago

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Les journalistes n’ont pas vocation à être les adversaires de ceux engagés en politiqueCommuniqué – Journalists Association of MauritiusLa déclaration du Premier ministre Pravind Jugnauth à l’effet que la presse serait son principal adversaire aux prochaines législatives est aussi mal inspirée qu’elle est mal-fondée. Pour l’édification de tout un chacun, il importe de comprendre le fonctionnement d’une société démocratique. La Constitution mauricienne prévoit que notre Etat fonctionne avec trois axes institutionnels : le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Au centre de cette relation triangulaire, il y a un regard vigilant que la presse a pour mission d’exercer afin de s’assurer que les responsables de ces institutions usent des pouvoirs qui leur ont été conférés pour le bien commun. Il est, par conséquent, malheureux que le Premier ministre ne soit toujours pas parvenu à réaliser que les politiciens opèrent dans le champ politique et que les journalistes opèrent dans le champ médiatique. Ainsi, la presse et le personnel politique opèrent dans deux champs différents. Les hommes politiques font face aux électeurs chaque cinq ans et les journalistes sont confrontés à leurs lecteurs au quotidien. A partir de là, même les esprits les plus confus peuvent réaliser que les journalistes et les politiciens, n’étant pas alignés dans la même ligue, ne peuvent être des adversaires. « Notre liberté dépend de la liberté de la presse et elle ne saurait être limitée sans être perdue » : ces mots, Thomas Jefferson les écrivait en 1786. L’histoire politique, partout dans le monde, nous rappelle que le pouvoir exerce sur les hommes politiques cette fascination qui les font tendre vers l’omnipotence et la dictature. Et c’est une presse sans entraves qui permet à la société d’être informée des travers de ses dirigeants et de les mettre en garde quand leur liberté est en passe d’être confisquée. M. Jugnauth, comme tous les politiciens d’ici et d’ailleurs, a choisi librement de s’engager en politique. Personne ne l’y a forcé. Et, en démocratie, il est convenu que les personnes détentrices de pouvoirs institutionnels doivent rendre des comptes. L’engagement politique n’est tout simplement pas fait pour ceux que ces normes démocratiques indisposent. Le journalisme est l’espace où la diversité des points de vue est la garantie d’une presse indépendante. C’est ce qui enrichit concrètement la démocratie. Cependant, cette diversité – qui s’exerce parfois dans une adversité pugnace entre les journalistes eux-mêmes – se garde bien de l’expression d’une domination exclusive susceptible de réduire l’espace de la pensée, voire même de l’anéantir. Pour peu qu’un dirigeant politique constate la faiblesse de son opposition parlementaire, plutôt que de s’en réjouir et s’enorgueillir, il devrait s’en faire plus scrupuleusement le souci. Néanmoins, cela semble aller de soi pour Pravind Jugnauth, alors que ce n’est que l’aveu d’un fanatisme qui s’ignore. Le Leader of the House sera-t-il assez fort pour restaurer le débat parlementaire ? C’est le challenge politique qui devrait l’occuper, plutôt que d’aller chercher querelle à ceux qui n’appartiennent pas à cette même catégorie. L’île Maurice appartient au club select des plus vieilles traditions de presse du monde. La presse mauricienne, et de même l’Assemblée nationale, peuvent s’enorgueillir de ces quelques individus qui ont été des journalistes émérites tout en assurant avec honneur leurs responsabilités d’élus au sein du conseil législatif. Pravind Jugnauth peut aspirer à reprendre ce flambeau. Il conviendrait alors qu’il descende de charge. Puisse-t-il alors nous éclairer, plutôt que de se brûler aux flammes incendiaires de la partisannerie politique. Joël ToussaintPrésident, Journalists Association of Mauritius (JAM) See MoreSee Less
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1 month ago

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2024 : Y aura-t-il des élections anticipées ?Mauritius Times 26 janvier 2024En ce début d’année, la question que tout le monde se pose est : quand auront lieu les prochaines élections législatives ? Le Parlement sera dissout automatiquement fin novembre 2024 et les élections devront normalement avoir lieu dans un délai maximal de six mois. Toutefois, des élections anticipées ne sont pas à écarter.Le Premier ministre aura beau dire que son gouvernement ira jusqu’au bout de son mandat de cinq ans (2020-2024), les décisions et actions officielles indiquent le contraire. En effet, en vertu de sa prérogative de fixer la date des élections, il peut prendre l’opposition de court en appelant le pays aux urnes au moment propice.Avant le cyclone Belal, la campagne électorale avait déjà commencé. Sur le terrain, les ministres et députés du gouvernement s’activaient au gré des cérémonies d’inauguration à travers le pays (une route ici, un bâtiment là-bas) et marquaient leur présence télévisée en étant présents aux fêtes socio-culturelles. La MBC était là bien sûr pour relayer la parole partisane tous les jours.Cette frénésie sur le terrain avait pour toile de fond des mesures populistes annoncées avec fanfare pour distiller un sentiment de prospérité chez l’électorat : une augmentation du salaire minimal, une compensation salariale de Rs 1,500 à Rs 2,000, une augmentation de la pension de vieillesse de Re 12,000 à Rs 13,500 pour les pensionnés de 75-89 ans, un cadeau de fin d’année de Rs 2,000 aux fonctionnaires, etc. A la fin de l’année 2023, les Mauriciens étaient vraiment pris d’une illusion de bien-être avec l’injection d’une masse monétaire considérable dans l’économie, et ce malgré l’inflation galopante.Surfant sur cette vague d’optimisme béat, le gouvernement maintenait le cap vers un budget 2024-25 qui allait présenter d’autres douceurs électoralistes telle que l’extension de la pension de vieillesse de Rs 13,500 à tous les pensionnés. On prévoyait des élections anticipées après ce dernier budget populiste pour donner le coup de massue à l’Opposition.Cependant, un facteur imprévu est venu déjouer les calculs du gouvernement : le cyclone Belal et ses effets dévastateurs sur des pans entiers du pays. La gestion catastrophique du cyclone avec des avertissements non ponctuels, suivie de l’impréparation aux inondations, a révélé l’amateurisme et l’incompétence des autorités publiques. Le gouvernement a donc été rattrapé très vite par la réalité de ses inepties. Il a voulu se dédouaner en imputant la responsabilité du désastre aux services de météo. Pour se racheter auprès du public en colère, il a annoncé un plan d’aide de Rs 1 milliard aux groupes affectés par le cyclone : automobilistes ayant subi des pertes, planteurs, éleveurs, pêcheurs, etc. Le gouvernement a même garanti un dédommagement rapide aux propriétaires de véhicules endommagés par les crues à travers la Financial Services Commission, quitte à le recouvrer auprès des assureurs plus tard.Le pays étant toujours en état de psychose cyclonique, le gouvernement s’attèlera dans les mois à venir à réparer les dégâts çà et là (routes défoncées, drains bouchés) pour permettre un retour à la normale en attendant le prochain budget. Mais déjà l’illusion de prospérité (feel good factor) s’est volatilisée et les services publics (CEB, CWA, collectivités locales) ont démontré leurs insuffisances dans des moments d’urgence. Au niveau international, l’image du pays a pris un sale coup avec les déboires d’Air Mauritius, incapable de gérer des annulations de vols à la satisfaction des passagers.Le gouvernement pourra-t-il aller jusqu’au bout de son mandat ? Son calendrier politique fait face à des impondérables. En matière géopolitique, il y a une instabilité croissante au Proche Orient avec une guerre régionale potentielle qui impacterait le coût du fret et, partant, les prix à l’importation non sans compter une rupture d’approvisionnement en produits essentiels. Et puis, la prochaine saison cyclonique en janvier-mars 2025 pourrait être sinon dévastatrice, du moins instable pour le pays, le changement climatique aidant.Dans cette perspective peu reluisante, le gouvernement serait tenté d’appeler le pays aux urnes avant la fin de l’année afin d’éviter le pire. Certains observateurs pessimistes ont émis la thèse à l’effet qu’il chercherait un prétexte pour mettre en place un état d’urgence, sous l’alinéa 57(4) de la Constitution (voir la référence ci-dessous), afin de renvoyer les élections pour un an à partir de la date de dissolution du Parlement. Sous l’article 57, la mandature de 5 ans du Parlement ne peut pas être prolongée, sauf en cas de force majeure (une guerre ou un état d’urgence). Toute entorse aux exigences constitutionnelles souillerait le blason du gouvernement, qui est déjà voué aux gémonies pour ses dérives autoritaires notées ces derniers temps. Cela n’empêchera pas qu’il joue de mauvais tours à l’Opposition grâce aux institutions sous son contrôle, notamment la Financial Crimes Commission.L’Opposition parlementaire, pour sa part, devrait être prête à répondre aux coups imprévisibles tout en peaufinant son manifeste électoral et aussi en finalisant sa liste des candidats. La mobilisation du 1er mai sera décisive sur ce plan. Elle cassera ou accentuera le « momentum » de l’alliance d’opposition parlementaire. Sa force d’adhésion populaire dépendra de sa capacité à marginaliser l’opposition extra parlementaire afin de forcer un jeu bipolaire sur l’échiquier politique entre deux blocs.Aditya NarayanConstitution of Mauritius Article 56 – Sessions(4) Writs for a general election of members of the Assembly shall be issued within 60 days of the date of any dissolution of Parliament and a session of the Assembly shall be appointed to commence within 30 days of the date prescribed for polling at any general election. [Amended 2/82; 48/91]Article 57 – Prorogation and dissolution of Parliament(2) Parliament unless sooner dissolved, shall continue for 5 years from the date of the first sitting of the Assembly after any general election and shall then stand dissolved. (3) At any time when Mauritius is at war, Parliament may from time to time extend the period of 5 years specified in subsection (2) by not more than 12 months at a time: Provided that the life of Parliament shall not be extended under this subsection for more than 5 years.4) At any time when there is in force a Proclamation by the President declaring, for the purposes of section 19(7)(b), that a state of public emergency exists, Parliament may from time to time extend the period of 5 years specified in subsection (2) by not more than 6 months at a time: Provided that the life of Parliament shall not be extended under this subsection for more than one year.Article 19 – Interpretation and savings(7) In this Chapter “period of public emergency” means any period during which – (a) Mauritius is engaged in any war;(b) there is in force a Proclamation by the President declaring that a state of public emergency exists; or (c) there is in force a resolution of the Assembly supported by the votes of a majority of all the members of the Assembly declaring that democratic institutions in Mauritius are threatened by subversion. 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